Un tapis rouge pour Tatami

76 élèves de toute la France, représentants de leur classe, ont livré un combat argumentatif acharné pendant deux jours, les 27 et 28 mai, à la Fémis, l’école de cinéma parisienne, pour décerner le Prix Jean Renoir 2025 au film Tatami de Zar Amir Ebrahami et Guy Nattiv.

Tatami, c’est une compétition de judo, un championnat du monde féminin en Géorgie. On suit Leila, et son entraineuse, Maryam, dans un tournoi où elle peut rencontrer une athlète israélienne en finale… Les autorités iraniennes font alors pression sur les deux femmes pour se retirer, feindre une blessure, et éviter ainsi une confrontation directe avec une nation ennemie…

Filmé en noir et blanc, près des combats, et comme un huit-clos, le film était en compétition avec cinq autres films, tous très intéressants : L’histoire de Souleymane, La plus précieuse des marchandises, Vingt Dieux, Bird et Black dog.

Durant deux sessions de deux heures, les élèves répartis en quatre groupes ont donc d’abord éliminé trois films puis choisi le film préféré. Argumentations, négociations, intimidations, que s’est-il passé dans ces débats ? Personne ne le sait, car les élèves étaient en autonomie presque totale durant ces heures. Ils ont peut-être reparlé des échanges avec les équipes des films qui ont été organisés en ouverture des deux jours. Entre quinze et vingt minutes d’échanges avec les réalisateurs ou distributeurs/producteurs des films. Une chance incroyable malgré un temps compté !

Et puis avant l’annonce du palmarès, ont été décernés les prix des critiques cinématographies des élèves, autre enjeu important du Prix Jean Renoir. Parmi les lauréats, notre représentant Thibaut Maréchalle, s’est vu attribué le prix de la meilleure critique « libre » (réalisée en format vidéo). Meilleure critique libre parmi toutes les critiques envoyées toute l’année par tous les lycées participants (plus de 1100 élèves)

L’apothéose pour tout le monde fut de voir descendre des escaliers de la salle nomme « Jean Renoir », la co-réalisatrice et actrice iranienne Zar Amir Ebrahami (sans, malheureusement son partenaire artistique Guy Nattiv, israélien), très émue, après l’annonce du Prix 2025, par huit élèves représentants des 76 présents. Un hymne à la paix, une déclaration d’amour au cinéma et aux actrices du film.

Les élèves ont pu ensuite féliciter de vive voix Zar Amir autour d’un goûter amplement mérité !

Un résumé en vidéo ??? Merci Thibaut ! https://www.youtube.com/watch?v=1cjcqnky0Y0